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Si la mode des bains de mer du XIXème siècle témoignait d’un engouement certain pour les cures littorales, ce n’est qu’en 1867 que le mot de thalassothérapie fut créé par le Docteur de la Bonnardière, par l'association de deux mots grecs : thalassa, la mer et thérapie, les soins pour définir une thérapeutique qui met à profit l'ensemble des propriétés du milieu marin au service de la santé.
Il faudra ensuite attendre la publication de l’étude scientifique du biologiste René Quinton pour que la thalassothérapie soit reconnue comme une méthode curative fondée et efficace. S’appuyant sur les similitudes existant entre le plasma sanguin et l’eau de mer, l’auteur est en effet le premier à avoir émis l’hypothèse d’une genèse de la première cellule vivante dans le milieu marin.
En France, la thalassothérapie moderne naît dans la seconde moitié du XXème siècle, pour connaître un essor notable dans les années 80.
La Manche au climat vivifiant, l’Atlantique aux vertus tonifiantes et la Méditerranée pour son air calmant, se partagent ainsi les infrastructures d’une thérapie qui a progressivement délaissé son rôle strictement curatif pour se tourner vers une médecine douce, accessible à un plus grand nombre.
En effet, la thalassothérapie s’inscrit désormais dans une approche globale du corps et de l’esprit : on ne part plus seulement en cure lorsqu’on est souffrant mais aussi et simplement parce qu’on a envie de prendre soin de soi et de se retrouver dans un cadre de prédilection. Au curiste a succédé l’hédoniste...
Avec près de la moitié des centres mondiaux (50 centres pour un total de 104 dans le monde entier), une diversité de climats le long de son littoral, un savoir-faire pionnier en la matière, une stricte exigence d’hygiène et de qualité, la France s’enorgueillit d’une position de leader sur le marché de la thalasso, malgré la concurrence croissante des centres tunisiens et marocains et le succès du phénomène spa. |